Ardeal, Le pays au-delà des forêts.

21.12.11

Du roman au scénario, de Munich aux Carpates, de la carte aux chemins forêstiers.

Voila plus d'une année que je travaille à écrire l'adaptation d'un roman en scénario de film.

L'action du livre ce déroule en Roumanie. Lors de mes nombreuses recherches sur la Roumanie du 19ème, j'ai imprimé une carte sur laquelle j'ai dessiné le parcours de mon héros qui partant de Munich voyage, en train, en calèche et à pieds, jusque dans les Carpates. Une année plus tard je trouve l'occasion de suivre son chemin à la trace et aussi de découvrir la Roumanie.

Loin étais-je d'imaginer à quel point ce voyage allez changer ma vie.

Voici le récit de cette aventure, retranscrit à partir d'un journal.

 

Le jeudi 18 août. Gare du Sentier, Suisse.

Sous le soleil, j'attends le train de 12h13.

Pour tout bagage j'ai un petit sac a dos, bourré à craquer.

Je part pour 15 jours en train et à pieds faire le tour des Carpates. Craignant un peu pour son poids, mon bagage à finis par se résumer à une paire de chaussures de marche, un pull, quelques sous-vêtements, et une veste d'hiver.

Avec la chaleur qu'il fait aujourd'hui, je me sens un peu ridicule avec cette grosse veste accroché sur le dessus de mon sac. Je n'oublie pas pour autant que je vais séjourner la plupart du temps sur les sommets des montagnes des Carpates.

 

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Le même jour, Gare de Lausanne, Suisse.

Premier changement de train à Lausanne, j'y perds quelques francs et y gagne quelques cheveux blanc.

NB : ne jamais changer de téléphone la veille d'un départ.

Que celui qui n'a jamais voulu secouer un vendeur dans un magasin de mobile me jette la première pierre (ou plutôt qu'il la jette sur un vendeur de chez orange).

Éprouvé par la pénible expérience d'avoir eu à négocier pendant plus d'une heure pour cette histoire de téléphone, je monte enfin dans le train pour Zurich.

Je me sens seul, frustré, agacé, triste, bref c'est pas la joie.

Apparemment poursuivie par un destin catastrophique, je me retrouve dans les toilettes du train, les mains pleines de savon et sans eau pour les rincer.

Je m'attends donc à tout moments de me faire arrêter par un des 6 douaniers en civile qui hantent le train. Nous venons en effet de traverser la frontière avec l'Allemagne.

Zurich-Munich-Vienne-Budapest-Cluj Napoca, sont les villes qui vont rythmer mon voyage jusqu'en Roumanie.

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Le même jour, Gare de Munich, Allemagne .

La gare est grande, très animée pour un jeudi soir. Tout le monde semble avoir au moins une cannette de bière à la main.

Après avoir acheté 2 pommes et quelques bananes, je perd plus d'une demi-heure à essayer d'envoyer un email par le wifi d'un Star King, évidemment sans succès.

 

23h40, départ du train de nuit pour Budapest.

J'ai décidé de faire une courte pause à Vienne ou nous arriverons à 6h55. C'est probablement la seul opportunité que j'aurais jamais de visiter cette ville à l'architecture aussi crémeuse et tape à l'œil que ses pâtisseries. Je m'y arrêterais donc pour prendre le petit déjeuner.

Je projette d'aller au KunstHistoryMuseum de 10h à 12h, voir s'il n'y a pas moyen de ramener un Klimt comme souvenir.freundinnen

Pour le moment, je monte donc dans le train couchette. Après être passé devant plusieurs compartiments remplies de jeunes touristes excités par le départ, l'air toutes plus sympathique les unes que les autres, j'arrive devant mon compartiment couchette.

Je suis accueilli par un nonagénaire tremblotant et chevrotant, déjà allongé sous les couvertures ainsi que part son fils qui bloque l'entrée du compartiment avec son bras.

Il me demande en allemand du haut de ses 1m90 et des ses 60 ans qu'est ce que je fais à attendre devant la porte de son compartiment. Je lui explique que j'y ai une couchette et désire y prendre place, « bite ». Il continu à me bloquer l'entrée et me demande mon billet pour pouvoir vérifier. Bonjour l'ambiance... Je rigole doucement et lui colle mon ticket sous les yeux. J'ai bien fait, il n'y voit pas grand chose. Il vérifie tout de même 4 fois que les numéro correspondent bien et me laisse entrer en maugréant. La, je rigole franchement.

J'ai une des couchettes du haut. Il y a déjà quelqu'un sur celle d'en face. Merde. Encore un vieux.

C'est un anglais très sympa qui va rejoindre sa fille à Budapest après avoir visité des amis à Munich.

Le train quitte la gare, un autre vieux s'installe, avec la moyenne d'âge je devrais au moins pouvoir profiter du calme.

Même pas le temps de me glisser sous les draps que c'est déjà l'extinction des feux.

Mais une demi-heure après un 6ème larron fait son entrée. Avec lui, une odeur de clopes froide envahie le compartiment comme s'il venait de se rouler sur le sol d'une vielle boite de nuit pour y éponger des flaques de bières et les restes de mégots.

J'ouvre un œil. Est-ce une hallucination du à l'heure tardive ? L'ivrogne porte un chapeau Tyrolien orné d'une croix Suisse...

Et la commence un drame auditif qui vas durer 4 heures. Il va râler, se lever, faire tomber un sac sur la gueule de mon voisin, tousser, péter et surtout suffoquer.

Je n'ai jamais entendu quelqu'un respirer de cette façon. A vous couper l'envie de fumer.

Il inspire une petite seconde, retient son souffle, puis inspire de nouveau une bref bouffé, puis retient son souffle sans jamais donner l'impression d'expirer.

C'est exactement comme cela que j'imagine les soupirs d'un Nosferatu. Toujours entrain d'aspirer la vie sans jamais la rendre.

 

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Le vendredi 19 août, Vienne, Autriche.

5h15. Le contrôleur passe me réveiller avec un croissant et un jus d'orange. Sympa.

J'arrive à Vienne à 5h59. Je ne sais pas si c'est l'heure matinale mais les premiers viennois que je croise ne parlent pas d'autre langues que la leurs. Pas de problème, je trouve tout de même des casiers pour y poser mon sac.

Pendant 5 minutes, j'attends le bus 62, qui doit m'amener au centre ville historique, avec la foule qui se rend à l'usine. Le bus arrive. Par acquis de conscience, je demande au chauffeur en lui montrant une carte de Vienne, si c'est le bon bus. Il ne comprend pas volontiers mon anglais. Puisque « center » ne marche pas, j'essaye « centrum », Bingo, il me faut en fait prendre le TRAM 62 qui part dans l'autre sens. Re-Bingo, il y en a un qui m'attend en face de l'arrêt de bus.

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Débarqué à l'entrée du quartier historique, je demande à un chauffeur qui lis son journal le chemin pour le Belvédère.

Marrant, il m'indiqueras la direction opposé au Belvédère qui se trouve en fait a quelques dizaines de mètres derrière moi. Comme je suis encore plus nul en orientation qu'en allemand, je suis donc ses indications. C'est pas grave, il y a des statuts et des colonnades de partout.

Je me dirige donc sans le savoir vers le quartier des musées.

Je traverse arcades, cours intérieures et parc. Chose étrange, malgré la propreté étincelante de ce quartier aux parcs bien entretenus, il s'en dégage une odeur aussi poétique que si tout les clochards de la ville c'étaient donnés rdv pour chier sur un tas d'ordures vieux de plusieurs mois. J'évite donc les pelouses...

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Comme les musées n'ouvrent pas avant 10h. et que je n'ai pas pris de repas depuis hier midi, je fais demi-tour et m'installe au café Mozart qui viens d'ouvrir. Devant un bon thé, servi sur un plateau d'argent, je déguste un plat d'œufs brouillés.

Le café se remplie peu à peu.

A une table voisine, je surprend un couple passer du français à l'allemand dans une même phrase.

Nous passerons un long moment à discuter. Elle est hollandaise, lui français et vivent à Vienne depuis 13 ans. Elle a habité à Neuchâtel (Suisse) et lui en Roumanie. Nous avons donc pleins de choses à nous raconter. Une rencontre très sympa.

Je décide de zapper ma visite au musée. Ce n'est finalement pas une bonne idée de vouloir visiter un musée aussi grand que le Louvre en 2 heures. Je retourne donc la ou le tram m'a laissé et par dans la direction du Belvédère. Je suis un peu déçus, surtout en comparaison de Versailles. Beaucoup de gens font leur footing dans le parc. Il y a aussi énormément de gens à vélo dans tout le quartier. Sur les pistes cyclables, de longues files d'attente se crées aux feu rouges.

Je croise un groupe d'espagnoles, l'une d'elles auras la gentillesse de me proposer de me prendre en photos, j'en profite pour prendre la pause en pinçant le téton d'un sphinx.

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Retour au parc direction la gare.

Je décide de cette fois prendre le métro. Je suis un peu à la bourre pour le prochain train pour Budapest (il y en a un toute les 2 heures). Pas de chance, je ne comprends rien aux cartes affichés sur le quais. Les lignes de métro sortent du carde du plan, ce qui n'est pas pratique pour repérer les destinations des différentes rames...

Comme je n'aime pas avoir l'air paumé dans un métro, j'en ressort vite pour me renseigner. On m'indique la ligne 4, en fait c'était la ligne 6, mais une fois dans la rame les trajets étaient clairement indiqués au dessus des portes.

Je suis vraiment en retard. Je prend le train de 10h09 au lieu de celui de 12h09 que j'avais prévu de prendre initialement. J'arrive devant les casiers à 10h10. C'est la que je m'aperçois que j'avais oublié de fermer la porte...

Je récupère mon sac en vitesse, en remerciant les dieux des étourdis, et en regrettant de m'être plaint de ma malchance la veille.

Après avoir profité de la chantilly architecturale viennoise rosé par l'aube naissante, pris un solide petit déjeuner, rencontré des gens très sympa et récupéré mes affaires malgré mon étourderie, je suis définitivement de meilleur humeur que la veille.P1090132

Je suis de tellement bonne humeur, que je continu de courir pour mon train de 10h09 alors qu'il est déjà 10h15...Je compte sur le fait que partout ailleurs qu'en Suisse les trains sont toujours un petit peu en retard. Je cours le long du quais, saute dans le train, traverse la première, m'assoit, le train part. YES !

Beaucoup de touristes, la climatisation, tout baigne !

Une fois passé en Hongrie, et avoir était contrôlé une fois de chaque côtés de la frontière, je prend le temps d'écouter les gens autour de moi. Le Hongrois est un langue qui me semble hermétique. A tel point que ce sera le premier pays ou je ne serais pas capable de dire au moins bonjour, merci et svp dans la langue locale après 24 heures de séjour. Y a t-il un rapport avec les origines finnoise de cette langue ?

Je me réjouis d'arriver à Budapest. Il fait très chaud. Au programme, piscine, Danube et concert à l'opéra. Mais avant cela je dois d'abord trouver une chambre dans mes moyens (-de 30€) un vendredi au centre de Budapest.

Mais aujourd'hui (et demain aussi) j'ai la baraka, je sens que tout vas très bien se passer.

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Le diaporama de toutes les photos de Vienne :

http://beyondtheforest.canalblog.com/albums/vienne/index.html

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Le vendredi 19 août, Budapest, Hongrie. .

Je suis tombé amoureux. Amoureux d'une ville, de l'accueille, de son ambiance et surtout de ses habitants.P1090439

Dans le train je m'assois à côtés d'une très sympathique jeune femme originaire de Singapour. Elle habite Vienne avec son ami et vas à Budapest pour la journée.

Nous nous quittons à la gare, elle prends le métro, je vais à pieds.

La gare est belle. Dés la sortie du train, je peux sentir que l'ambiance est au joyeux bordel, comme je l'aime.P1090226

Je marche en direction de l'opéra pendant près de deux heures, flânant dans le quartier juif (VII), subjugué par le contraste entre la beauté des bâtiments et leur état de délabrement extrême. La plupart sont vides et abandonnés. Il y a aussi beaucoup de boutique fermées, à vendre.P1090353

Je croise deux français confortablement installés à l'ombre de la terrasse d'un bistro. Je leurs demande s'ils connaissent un B&B pas trop chère dans le quartier. Très sympa, l'un d'eux recherche sur son smart phone. Je vais pas l'en empêcher non plus. Il trouve un hôtel sans étoiles et donc dans mon style, situé au 26 de la rue ou nous trouvons. Super ! Seul problème, le bar ou nous sommes est situé au numéro 24 et la porte adjacente à le numéro 30. Quid des numéros 26 et 28 ?

Un peu plus loin je demande aussi à un couple qui est entrain de décharger des affaires de plages de leur voiture. Ils sont du quartier et me proposent d'aller voir dans un bar un peu plus loin dans la rue. Il me dit en souriant que c'est un endroit hype et que donc j'y trouverais donc ma place.

Après avoir traversé un shop de location et de réparation de vélo, je débouche dans une cour intérieur. Des dauphins flottent au dessus des tables, les meubles disparates sont de deuxième mains, le bar est bien garnis, une DJ balance de la minimale à deux heures de l'après midi, pas de doute, je suis bien chez moi,

chez les bo-bo !P1090240

Je questionne le serveur qui m'explique qu'il n'y a pas de chambre à louer, et que c'est un squatte habité par des artistes. Les appartement de l'étages qui longent le balcon, encerclant la cour, semblent en effet bien accueillants. J'essaye mollement de m'incruster.

Je poursuis ma recherche vers la DJ et le réparateur de vélo. Il a l'air d'avoir une idée. Nous retournons au bar ou il s'entretient en hongrois avec la DJ et un client bien sympa. Ils tombent finalement d'accord pour m'envoyer au Marco Polo quelques rues plus loin. Nous nous quittons dans une effusion de remerciement et de salut.P1090245

Ici, tout le monde fait un effort pour me répondre en anglais ou même par signes. Quel plaisir d'être si bien accueilli dans une grande ville comme Budapest.

Je finis donc par trouver le Marco Polo.

Trois splendides étudiantes m'y reçoivent dans un anglais parfait. La pension est presque aussi jolie que ces trois jeunes femmes.

Malheureusement il n'y a plus de chambres libre ! Arg.

Pas de stress, l'une d'elles vas gentille-ment téléphoner et me réserver une chambre dans un autre B&B. Bien. Je quitte avec regret le Marco Polo et son staff d'accueil pour me diriger sac au dos vers le Spring Hôtel. Voila déjà plus de trois heures que je marche et malgré une chaleur écrasante je ne me lasse pas de l'authentique personnalité de ce quartier.

cp P1090212

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Spring Hôtel est un bâtiment neuf situé en plein quartier Rom (VIII). La chambre est à 38€, j'obtiens finalement un rabais à 70€ pour 2 nuits. Effectivement, j'ai appris que demain samedi, est jour de fête national. C'est juste le we ou il y a le plus de touristes Hongrois et étrangers...

Après avoir laissé 20€ de caution pour les clefs, je monte en ascenseur dans ma chambre située au dernier étage. La chambre est spacieuse mais agencé de manière particulière. 2 lits tête bêche, un bureau qui fait la longueur de la pièce, un frigo, une kitchenette, des placards et des prises de partout...L'ensemble est neuf, les draps propres. La classe.

Comme je suis au dernier étage et plein sud, il y fait très très chaud. Je ne m'en plaindrais pas, j'avais quand même un léger regrets de passer mes vacances d'août au sommet des Carpates. Après une bonne douche glacé et m'être renseigné à la réception, je me dirige vers l'opéra pour voir s'il reste des places pour le ballet de ce soir.P1090237

Du charme désué du quartier Rom aux allés ombragées du quartier chic de l'opéra, je suis toujours subjugués par la beauté de cette ville et la gentillesse de ses habitants.

Arrivé à l'opéra, je me mêle à la foule qui entre. C'est un groupe d'espagnol auquel l'on remet un bracelet. Après en avoir fait posé un sur mon poignet, je me renseigne sur la possibilité de prendre un ticket pour le spectacle de ce soir. J'apprends que les concerts sont suspendus pendant la saison touristique. Je suis invité à rendre mon bracelet et à revenir le lendemain à 16h pour une visite guidé et un mini concert... Je ne me départie pas pour autant de ma bonne humeur et continue de planer comme un jeune amoureux.P1090383

 

En direction du Danube je marche à l'abri de l'ombre protectrice des grands arbres qui bordent les larges trottoirs. Le quartier chic de l'opéra devient plus cosmopolite pour abriter toutes les grandes chaines de voleurs mondialistes. C'est la que je vais croiser par hasard cette jeune femme rencontré plus tôt dans le train. Nous marchons un moment de concert et partageons nos impressions et expériences. Elle me traine dans un McDope ou nous ne consommerons que du Wifi gratuit. Nous nous quittons au bord d'un des ponts surplombant le Danube. Les proportions gigantesque de celui qui ce trouve devant moi ne m'inspire gère.

Je continue donc le long du Danube vers le prochain pont.

La fraicheur amené par le Danube me fait rester un moment sur le pont art déco qui m'amène vers les bains.P1090262

Abrités par une monumentale façade, les bains Geller m'offrent dés l'entrée colonnades, peintures murales, le tout baigné dans une chaude lumière amené par des vitraux abstraits et colorés. Probablement à cause de l'heure tardive (il est 18h. et les bains ferment à 20h.), je paye mon admission 2800 florins au lieu des 4100 annoncés (~ 11€ au lieu de 14€) On me donne un bracelet électronique et la direction des bains.

Les bains sont tellement grands que je vais m'y perdre un bon moment avant de trouver les vestiaires pour hommes et leur fonctionnement...

La piscine extérieur est super mais l'eau un peu froide comparé à la chaleur ambiante. Je retourne donc vers les piscines intérieur, splendide édifice, envahie par les multiples fontaines et colonnades ouvragées. A la recherche de la vendeuse de bonnets, je me paume de nouveau.

P1090285Peu d'indications sont traduite en anglais et je rame toujours totalement avec le Hongrois. Finalement munis de mon bonnet à 100 florin, je plonge enfin avec délectation dans la piscine protégé par une verrière pyramidale.

La déco, sur le thème de l'eau, est splendide. Plus loin, il y a une salle de massage ou des dizaines de box en bois attendent les clients téméraires. Un coup d'œil sur le gabarit et la mine peu amène des masseurs suffis à ne plus ressentir aucune fatigue musculaire.

Je retourne à la piscine pour cette fois me plonger dans un bain à 34. L'eau n'y semble pourtant pas chloré et vient d'une source. J'ai déjà marché plus de 8h. Aujourd'hui.                                                                    P1090278                                                                                                               P1090292

Je quitte, un peu à regret, cette monumentale piscine, pour être aussitôt accueillie par un couché de soleil sanglant sur le Danube.

  P1090326 P1090308

 

Fourbu, je rentre vers l'hôtel, avec l'intention de m'arrêter manger quelque chose de typique sur le chemin.

Je dépasse un couple poussant un enfant en bas âge. Francophones, ils ne me semblent pas être des touristes pour autant. Euphorique et joyeux comme je suis, je n'hésite pas longtemps avant de les aborder.

Quel chance ! Fabien et Miahela habitent à Budapest depuis 11 ans. Fabien est français, Miahela roumaine. Polyglottes, ils parlent le français, le hongrois (wow), le roumain, le russe et l'anglais, et un peu de japonais, voyageurs instruits, un pur bonheur que cette rencontre.

Ils prennent la décision de prolonger leur promenade nocturne pour m'accompagner jusqu'à leur resto hongrois préféré. La discussion va bon train et nous nous installons pour boire un pot.P1090324

Malgré un nom plutôt exotique, « Darshan », ils me serviront plus tard un plat aussi traditionnel qu'excellent. Nous parlons de la Roumanie, de la forte présence physique et culturel des hongrois en Transylvanie, ainsi que de la raison de mon voyage et de l'écriture de scénario (Fabien me glisseras quelques très bonnes idées). Miahela rentreras plus tôt avec Anna leur petite fille.

Avec Fabien, nous passerons un agréable moment à parler de cinéma, d'informatique et du monde en générale. Ne voulant pas laisser Miahela seul trop longtemps, Fabien rentre à son tour. Nous prenons un vague RDV pour le lendemain vers 17h. Devant l'opéra.

Je dinerais donc sur la terrasse de l'étage du Darshan. Je choisi un poisson chat au paprika accompagné de sorte de pâtes fraîche maison. Un régale.

Je suis tellement heureux et repus, que j'ai l'impression d'être un peu ivre.

                                           P1090312

Ma première nuit à l'hôtel est très, très, très chaude. Forcé par une chaleur encore plus torride que la veille, je vais sortir de mon bain de sueur assez tôt le lendemain.

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06.01.12

Le samedi 20 août, Budapest, Hongrie

Samedi 20 août, Budapest, Hongrie.

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Je vais marcher pendant plusieurs heures sous un soleil de plomb.

Comme c'est la fête national, partout sur la rive du Danube, côtés Buda, il y a des stand et de animations.

Des haut-parleurs diffuse tout le long du fleuve un concert qui se joue plus loin.

Je déjeune de fruits frais et d'un gâteau juif traditionnel, composé de bananes et de pommes.P1090366

 

 

Beaucoup de stands vendent du pain au levain qui est très très bon. C'estP1090357 plutôt rare en dehors de la France/Suisse. J'apprendrais qu'il est de tradition de faire ce jour là son propre pain. Il est en générale fait d'un mélange de farines apportés par les amis et doit ainsi porter chance pour le reste de l'année.

Je vais chercher sans succès les Rudasbath qui devraient être dans le quartier. Je passe devant la citadelle et le château.

Je traverse le Danube. Au milieu du pont, je bifurque vers l'île Margit. Très verte, elle abrite piscines, fontaines et peupliers. Ils sont de tailles et d'allure plutôt impressionnante.

Je profite de la relative fraicheur pour m'arrêter écrire un instant.

La plus part des touristes semblent hongrois.

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Je reprends la route piétonne en direction du parlement. Quelques rues sont bloqués à l'occasion d'une célébration religieuse de grande envergure qui vas avoir lieu dans quelques heures.

De nouveau je rencontre une sympathie à toute épreuve de la plupart des habitants.

Épuisé et affamé, je m'arrête vers 15h au Walhalla...en face d'une synagogue. Poisson frit et dessert au proportion gargantuesque. P1090372

     Crêpes à la confiture d'abricot, submergé de noix et de morceaux d'orange, le tout confinées sous une montagne de blanc d'œufs passé au four.

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Je rejoint l'opéra. Lors de ma visite je vais apprendre qu'un miroir est coulé alors qu'une glace elle, est ensuite polie, que les inspirations de Bartok sont folkloriques (sérieux ?), et que les signes de la main décrivants des notes de musique utilisés par Truffaut dans « Rencontre du 3ème type » ont été inventé par Kodali, hongrois et pédagogue la musique.

L'auditorium est splendide, avec une acoustique qui n'aurais d'égale que la Scala.

Un système d'aération par pesanteur permet de refroidir la salle par un ajout de bloc de glace dans les tuyaux ou de la réchauffer avec une cheminée qui débouché sous les sièges. P1090439Le lustre principale est utilisé de la même façon.

Dans un bar très chic, en face de l'opéra, un thé froid me coutera le double, cad 2€, ça vas...

Je retrouve avec plaisir Fabien et Miahela qui arrivent pile à l'heure. P1090386bis

 

 

 

Nous prenons le vieux et authentique métro jusqu'à la place des héros, Vàrosliget Park, puis prenons vers la droite pour arriver dans un bar d'extérieur, une buvette branché, au milieu des arbres. Très, très sympa ! A quelques mètres de la bordure droite du lac.

La lumière est doré, les embruns du lac nous rafraîchissent agréablement.

Nous buvons un verre avec deux de leurs amis, qui semblent un peu abattus par leur longue semaine de labeur et la chaleur.

Nous nous installons finalement sur la pelouse, à l'ombre des arbres, au bord du lac.

Couché de soleil, paix, bonheur.

Je retrouve l'exaltation de la veille. Comme en pleine extase, j'ai envie d'embrasser chaque personnes que je croise et lui dire a quel point je la trouve magnifique.

L'amour peut rendre bête, même l'amour pour un lieu...

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Nous reprenons le métro, en direction des quais. Nous y trouverons une super place, malgré la foule de plus en plus dense.

Le crépuscule est envoutant, le Danube passant du vert au rouge, puis du bleu au noir.

Nous sommes sur la rive faisant face au château. Entre les deux, une barge spécialement installé au milieu du fleuve est prête à envoyé le départ des feux d'artifices.

Le final va éclairer la ville comme en plein jour. La foule chaude et enthousiaste feras plusieurs ovations très marquées.

Épuisé par la chaleur et notre marche nous décidons de quitter la foule et de rentrer dans notre quartier. A pieds. Par le plus heureux des hasards, l'endroit ou je séjourne est tout proche de l'appartement de Fabien et Miahela. En plein quartier Rom.

Je n'ai jamais eu l'ombre d'un problème et ne me suis jamais fait accosté pendant mes longues heures, perdu, seul dans des quartiers plutôt populaires.P1090400

Nous nous quittons à regret et prévoyons de nous revoir d'une manière ou d'une autre.

 

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